Les données structurées sont un balisage ajouté au code d’une page, invisible à l’écran, qui décrit explicitement son contenu aux moteurs de recherche : ceci est un produit, il coûte 39 €, il a reçu 127 avis. Le vocabulaire commun pour écrire ce balisage s’appelle schema.org.
Un exemple concret : un artisan plombier qui balise sa page contact avec le type LocalBusiness donne à Google, dans un langage que la machine comprend sans ambiguïté, son nom, son adresse, ses horaires et sa zone d’intervention. Des informations qu’un visiteur humain lit déjà à l’œil nu, mais qu’un moteur de recherche doit, sans ce balisage, deviner en analysant le texte de la page. La page reste indexable et lisible sans ce balisage. Celui-ci donne simplement à Google une lecture plus fiable de la page, une base sur laquelle l’algorithme peut ensuite décider d’afficher un format de résultat plus visible que le lien bleu classique.
Table des matières
Comment ce balisage arrive sur votre site
Sur un site WordPress, ce code n’est presque jamais écrit à la main. Les extensions SEO comme Yoast ou RankMath, ainsi que les thèmes e-commerce comme WooCommerce, le génèrent automatiquement dès l’installation pour les types les plus courants : organisation, fil d’Ariane, fiche produit. La partie qui reste à la charge du site, c’est la configuration et pas le code : renseigner le nom de l’entreprise, le logo et les horaires dans les réglages du plugin suffit la plupart du temps à produire un balisage correct. Ce chantier s’inscrit dans le SEO technique plus large d’un site WordPress, vitesse de chargement et gestion du cache compris. Le réglage par défaut d’un plugin ne couvre toutefois que les champs qu’il connaît : un artisan qui ne renseigne que son nom et son adresse laisse de côté des propriétés recommandées (photo, moyens de paiement acceptés, zone de livraison) que le plugin ne devine pas à sa place.
schema.org et JSON-LD : le vocabulaire et le format recommandés par Google
Le vocabulaire utilisé pour décrire une organisation, un produit ou un article s’appelle schema.org, un projet commun lancé par Google, Microsoft, Yahoo et Yandex pour que tous les moteurs de recherche comprennent le même balisage. Selon le premier jeu de données d’usage publié par schema.org et Google en juin 2026, les types les plus répandus du vocabulaire — Product, Review, Article, LocalBusiness — sont chacun utilisés sur un à dix millions de domaines. Par choix méthodologique, schema.org ne publie aucun total agrégé exact, pour ne pas exposer un signal trop précis sur un domaine donné.
Pour écrire ce balisage, Google accepte trois formats (JSON-LD, microdata, RDFa) mais recommande explicitement le JSON-LD : un bloc de code séparé, placé dans l’en-tête de la page plutôt que mêlé aux balises HTML visibles. Google le préfère parce qu’il est plus simple à maintenir à grande échelle et qu’il reste lisible même quand le contenu de la page est injecté par JavaScript. C’est aussi ce bloc isolé qui peut se faire piéger par un double échappement de caractères lors d’un export ou d’une migration de contenu, un incident détaillé dans notre article sur l’audit du JSON-LD.

Résultats enrichis : l’éligibilité ne garantit pas l’affichage
Ajouter ce balisage ne déclenche rien automatiquement. Google ne parle jamais de garantie, seulement d’éligibilité : toutes les propriétés requises doivent être renseignées pour qu’un objet soit éligible à un résultat enrichi, l’affichage réel restant à la discrétion de l’algorithme et de la requête tapée par l’internaute. Dans un cas que Google documente lui-même, Rotten Tomatoes a balisé 100 000 pages de critiques de films et mesuré un taux de clic supérieur de 25 % sur les pages affichées en résultat enrichi, comparées aux pages restées sans balisage. Un chiffre qui vient d’une seule étude de cas, sur un volume de pages sans rapport avec un site de TPE, pas une règle à reproduire telle quelle.
Quels types ont un intérêt pour une TPE en 2026
Pour un site de PME, une poignée de types couvre l’essentiel. Organization décrit l’entreprise elle-même (nom, logo, réseaux sociaux), utile pour contrôler ce que Google affiche dans son panneau de connaissance. LocalBusiness ajoute l’adresse, les horaires et la zone d’intervention, pertinent dès qu’un commerce reçoit du public ou se déplace chez le client. Article s’applique à un billet de blog ou une actualité, et peut faire apparaître une image et une date de publication à côté du lien dans les résultats. Product, complété par les avis clients, concerne les boutiques en ligne : c’est ce type qui permet d’afficher une note en étoiles ou un prix directement sous le lien, quand les propriétés requises (prix, devise, disponibilité) sont toutes renseignées.
Une case a disparu de cette liste depuis 2026 : FAQPage. Google avait déjà restreint ce résultat enrichi en août 2023 aux sites gouvernementaux et de santé jugés faisant autorité. Depuis le 7 mai 2026, Google n’affiche plus aucun résultat enrichi FAQ, pour aucun site, et a retiré la documentation correspondante à la mi-juin. Le balisage FAQPage reste techniquement valide et ne provoque pas d’erreur, mais il n’ouvre plus la porte à un affichage visible dans les résultats de recherche. Le poser sur une page de questions fréquentes ne coûte rien, mais n’en attendez plus l’effet visuel que montraient encore les tutoriels d’il y a deux ou trois ans.

Tester avant de publier
L’outil le plus direct reste le Rich Results Test de Google : il analyse une URL en direct et indique quels types sont détectés et quelles propriétés manquent, sans attendre le prochain passage de Googlebot. Une fois le site en ligne, les rapports de résultats enrichis dans Search Console prennent le relais : ils remontent les erreurs sur l’ensemble des pages déjà explorées, pas seulement celle testée à la main. Ce contrôle rejoint une logique d’audit plus large, détaillée dans notre article sur les vérifications qui comptent vraiment.
Le balisage ne remplace jamais un contenu clair : il décrit, dans un format lisible par la machine, ce qu’un visiteur lit déjà sur la page. Commencer par les deux ou trois types qui correspondent réellement à l’activité, vérifier chacun avec le Rich Results Test, et laisser de côté les types que Google a retirés plutôt que de les reproduire par habitude : c’est ce qui distingue un balisage utile d’un balisage posé en pilote automatique.
Crédit photo : Pixabay/hamonazaryan1, Pixabay/MianShahzadRaza, Pixabay/Pexels.




